Jeudi 11 octobre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Après un mois passé à toute vitesse à New York (et oui déjà !), et bien installé dans Big Apple, il était temps d’aller voir ce qui se passe ailleurs. Donc ce samedi 6 octobre, après quatre heures de bus chinois (compagnie Fung Wa, les bus les moins sûrs de New York !) et nous voici à Boston, surnommée « Bean City » car il parait que c’est la grande spécialité du coin…même si on a pas vu la queue d’un haricot là-bas…

 

Bref, nous voici arrivé dans la ville qui pourrait résumer à elle seule l’histoire des Etats-Unis. En effet, c’est à Boston qu’à débuté la guerre d’indépendance des USA avec la bataille de Lexington qui débuta en 1775 et qui eut lieu à une trentaine de kilomètres de Boston puis par la bataille de Bunker Hill (à Charleston face à Boston), perdue par les insurgés américains (on les appelait les « Patriots », d’où le nom de l’équipe de football américain autrefois nommée Boston Patriots et aujourd’hui appelée New England Patriots). En 1776, George Washington reprendra la ville aux roast beefs. Boston est désormais surnommée le « berceau de liberté ». L’ami George s’y croit déjà et l’indépendance des USA est déclarée le 4 juillet 1776 et lue pour la première fois le 18 du haut du balcon de la « Old State House » (ancien capitole) de Boston alors que les English et les « Patriots » resteront encore en guerre jusqu’en 1783 et la signature du traité de Versailles à ne pas confondre avec le traité de Versailles de 1919 et du traité de Paris (rédigé par un natif de Boston, Benjamin Franklin) qui garantit l’indépendance et l’évacuation des troupes britanniques.

 

Nous avons donc bien entendu être voir la « Old State House » en imaginant la scène historique de la première lecture de la déclaration d’indépendance. Ce bâtiment, comme les principaux de la ville, est très facile à repérer car la Ville a eu la bonne idée de tracer au sol une ligne rouge (la « Freedom Trail ») permettant de suivre l’itinéraire menant aux principales curiosités historiques de Boston. 

DSC01723-copie-1.jpg
Balcon historique de Old State House

 

Donc, après un match de rugby France/Blacks mythique, mémorable et très arrosé dans un bar irlandais de la ville, nous nous sommes remis de nos émotions en essayant (sans trop zig zaguer) de suivre cette fameuse ligne rouge. La ville est très charmante et ressemble assez aux villes européennes (petites rues sinueuses, restaurants dans tous les coins, ambiance provinciale et chaleureuse avec son « Little Italy » et ses pubs irlandais. Resto italien et limoncello pour terminer la soirée. 

Le dimanche, départ pour Harvard, histoire de postuler à un MBA en finance si on ne sait pas quoi faire de 200 000 dollars et qu’on a autant de neurones que de billets verts ! Campus charmant et verdoyant situé à Cambridge (à ne pas confondre avec la fameuse Fac anglaise). Rues très animées (concerts, stands à gogos), Columbus Day oblige ! (fête de la découverte du nouveau monde par tonton Christobal). Ensuite, dégustations de la meilleur Frozen Margarita que j’ai jamais goûtée avec un choix de parfums impressionnant. 

Lundi, visite du « Fine Arts Museum », un superbe musée pour tous les goûts (Egypte, Grèce Antique, art indien, chinois, tableaux impressionnistes français et américains…). 

Bref une ville très agréable tant au niveau culturelle, architectural, historique, qu’au niveau de son ambiance très étudiante) même si personnellement, je conserve une large préférence pour ma chère New York City… that never sleeps (dixit Sinatra et moi !).

Malgré tout, je souhaite fortement y retourner histoire d’aller jeter un coup d’œil au célébrissime MIT (Massachusetts Institute of Technology), au musée JFK (et oui, lui aussi est un natif de Boston – de Brookline plus précisément, en banlieue), à Beacon Hill (quartier huppé de Ally Mc Beal) et à l’aquarium qui paraît-il est une perle (dixit mon pote Lolo du CIC). 

Enfin, coté prononciation, évitez de dire Boston mais prononcez plutôt « Basten » ou quelque chose dans le genre ! 

Et pour éviter toute question à deux dollars de la part des bras cassés de l’équipe de basket de Beauzac, non je n’ai pas croisé Lary (l’ahuri) Bird dans la rue et encore moins Kevin Mc (Do !) Hale. Ils doivent sûrement se reposer dans le « Foyer Bon Secours » de Boston tout en dépoussiérant leurs titres NBA ! 

Pour finir, j’en profite pour faire un petit clin d’œil à mon ami Alex (Dawsy pour les intimes) de la BNP qui je crois connaît bien la ville ainsi que Philou (qui doit potasser un peu son histoire de Boston !).

 

 

Petit pot pourri sur Boston

 

Les chansons incontournables (aller sur www.deezer.com pour les écouter)

The Bee Gees – Massachusetts (à prononcer « Masse (t)a chaussette » si vous y arrivez pas !)

http://www.lyricsdepot.com/the-bee-gees/massachusetts.html

The Standells – Dirty Water (merci de m’avoir fait découvrir cette Nugget mon ami Eric D, pour Dylan bien sûr) avec leur mythique « Boston, you’re my Home » !

http://www.stlyrics.com/lyrics/feverpitch/dirtywater.htm

 

Les groupes originaires de Boston

Aerosmith, The Cars…

 

Le truc à dire pour se la péter en société

« J’ai un entretien pour le BCG »

Si on est OUT on comprend : Zut, j’ai oublié de me faire vacciner !

Si on est IN on comprend : Bon, je vais décrocher un poste pour le Boston Consulting Group !

 

Les anecdotes sur Benjamin Franklin (merci Wiki !)

- Le 31 décembre 1739 Benjamin Franklin aurait acheté sa première bière (premier achat documenté). Il s'est toujours battu contre l'alcoolisme en dissuadant les personnes qu'il rencontrait de boire même s'il avoue en avoir déjà bu plus que de raison lors de débats dans des tavernes...

- Benjamin Franklin a deux dates de naissance en raison de la mise en place du calendrier grégorien mis en place en Angleterre et dans les colonies britanniques en 1752 (alors qu'il fut institué en 1582 par le pape Grégoire XIII). Ses deux dates de naissance sont donc le 6 et le 17 janvier 1706 en fonction du calendrier utilisé.

- Benjamin Franklin a été l'un des hommes qui ont signé une certification officielle pour valider le vol en ballon réalisé par les frères Montgolfier.

- Benjamin Franklin aurait reçu et écrit du courrier à plus de 650 personnes.

- Benjamin Franklin a été le premier homme à proposer le décalage horaire, pour économiser du bois. Le décalage horaire a été mis en place aux États-Unis pendant la Première Guerre mondiale pour économiser de l'essence cette fois-ci.

- Benjamin Franklin aurait préféré que le symbole des USA ne soit pas l'aigle, mais la dinde. La dinde pour lui est un animal avec un "caractère plus moral" que l'aigle. L'aigle fut finalement choisi car c'est un oiseau qui est plus respecté.

- Benjamin Franklin était persuadé des vertus de l'air frais (comme le montre son concept de cheminée), il prenait des "bains d'air frais" en restant presque chaque jour une heure debout ou assis nu dans sa chambre.

- Benjamin Franklin avait fait des calculs pour évaluer la population des États-unis. En 1890, ses prévisions se sont avérées exactes avec une précision de 99,87 %.

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : Culture
Recommander
Vendredi 5 octobre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Cocktails -Verre plein…je te vide, verre vide….je te plains

 

Etant fan de cocktails, je ne pouvais pas passer à coté d’un article consacré aux cocktails new yorkais !

 

Voici donc répertoriés quelques cocktails typiquement new-yorkais que j’ai eu bien entendu l’occasion de tester ! Recettes à multiples variantes ! Cheers !

 

Manhattan : 6/10 whisky, 3/10 martini, 1/10 angostura (« hefty » c’est-à-dire costaud)

 

Long Island Iced Tea : vodka, gin, rhum, jus d’orange, jus de citron, coca (un classique)

 

Cosmo(politan) : vodka, cointreau, jus de cranberry (canneberge ou zoooombie en français !), jus de citrons verts (le pécher mignon de ces dames…)

 

Vodka, Cranberry : Un délice ! Mon 1er cocktail à New-York. Belle couleur de ger.. si on en boit trop ! Divine !

 

Martini Cocktails : A l’origine, il s’agit d’un cocktail à base de gin et de martini. Aujourd’hui dans tout bar à cocktails made in USA, les « martini cocktails » sont tous à base de vodka et non de martini ! Si vous demandez un martini dans un bar, on vous servira en fait une vodka pure car la marque Martini est quasiment inconnue aux USA. Et si vous demandez une vodka, ne vous attendez pas à avoir un Martini, vous aurez aussi une vodka ! Ils sont fous ces ricains !

 

Et un typiquement américain (quel sacrilège…) :

 

Mimosa : Champagne, jus d’orange (bu à 10 heures du mat pour l’anniv de mon boss !)

 

PS : vous aurez remarqué, aucun cocktail ne contient de sirop car les américains ne l’ont pas encore découvert hormis leur « Mapple Syrup » (sirop d’érable) qu’ils étalent sur leur pancakes ! Sans parler du pastis, totalement inconnu ici.. donc les perroquets…à oublier !

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : Culture
Recommander
Mardi 2 octobre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
 

Lundi 24 septembre 2007

Métro, boulot, dodo

  

Mardi 25 septembre 2007

Métro, boulot, dodo

  

Mercredi 26 septembre 2007

Métro, boulot, resto

Anniversaire de Pierre-Etienne, un pote en VIE à la BNP. Au programme resto savoyard avec bien entendu la traditionnelle fondue (pas mal mais peu copieuses pour des français !). Fin de soirée dans un pub jusqu’à point d’heure…avec première dégustation de Budweiser, la bière typique de l’américain moyen. Meilleure que notre 33 export et beaucoup plus légère que notre kro nationale !



Fondue----New-York.jpg

  

Jeudi 27 septembre 2007.

Soirée dans un bar à vins (dégustation d’un pinot noir pas mauvais) et ballade vers Bryant Park et Midtown. 

 

 

Vendredi 28 septembre

Midi : Notre cher Alexis, en stage au CIC depuis 6 mois, nous quitte avec regret. Il n’a aucune envie de retourner en France (et on le comprend un peu !) mais pour peut être revenir l’année prochaine pour un MBA à Columbia University. Du coup, il nous a réservé une petite surprise : le TOP OF THE ROCK ! Montée au sommet de Rockefeller Plaza en quelques secondes dans un ascenseur ultra rapide. Arrivée là-haut, je reste sans voix. Une vue panoramique à 360 degrès sur tout Manhattan : au sud, l’Empire State Building et le Financial District droit devant, au nord une vue incroyable de Central Park ! On en a le souffle coupé tellement c’est énorme ! Pique au sommet, photos dans tous les sens et retour en bas avec regret car on aurait tant aimé y rester. A ne pas rater si vous venez à New York et sans aucune file d’attente contrairement à l’Empire State Building où la file d’attente est interminable.



TOP-OF-THE-ROCK---Central-Park.jpg


Soirée de départ de notre ami Alexis. Au programme bières, hamburgers, bières, concerts de rock dans le « Village », bières, limousine (baptême pour moi !), boîte ou on se fait refouler car faut acheter deux bouteilles pour la modique somme de 750 dollars… resto (et oui, on mange deux fois le soir à New York) et dodo. 


Concert-au-Baggot-Inn.jpg
 

 

Samedi 29 septembre

Programme touristique avec la visite de la statue de la liberté et de Ellis Island, lieu de passage obligé pour les immigrants en provenance d’Europe pour la plupart entre 1892 et 1954. Le trajet en ferry est particulièrement excitant surtout à l’approche de la statue. Liberty Island est très sympa et la vue sur Manhattan est époustouflante. Malheureusement, interdiction de monter dans la « Liberté éclairant le monde ». Quand à Ellis Island, il faudrait une journée entière pour tout visiter (musée de l’immigration, films, pièces de théatres, conférenciers, visites guidées de l’île par des Rangers (heureusement, on a pas eu Chuck Norris comme guide !), animations autour des populations présentes aux USA. A ce sujet, nous apprenons que près de 6 millions de français vivent aux USA dont la majorité vit en Louisiane et à New York. Plus de 400 000 français habitent Big Apple pour une population totale de 8 millions d’habitants. Si vous demander l’heure à quelqu’un dans la rue, vous avez donc 1 chance sur 20 de tomber sur un français (sans compter les touristes !). Impressionnant. Mais pas top pour progresser en anglais !

Retour sur terre en fin d’après midi et on enchaîne sur Wall Street et son fameux New York Stock Exchange. « NYSE in nice » enfin pas tant que ça (le palais Brongniard à Paris est nettement plus beau). « IN GO(L)D WE TRUST » (je viens juste de la trouver cette « private joke »  même si y’en a sûrement qui l’ont déjà faite !). Le Financial District est plutôt calme le week-end car tous les sharks (requins) de la finance sont en train de se dorer la pilule dans leur villa de luxe du Upper East Side.

Ensuite, shopping chez « Century 21 ». Non, non, ici c’est pas une agence immobilière mais un magasin de fringues dégriffées situé juste à côté de Ground Zero.

Le soir, direction South Street Seaport chez « Pizza Uno », les pizzas made in Chicago avec trois centimètre d’épaisseur pour la pâte mais c’est quand même assez bon pour de la « Junk Food ». Enfin bar et boîte overcrowded (blindée de monde) au sud de l’East Village. Dodo.

 


Statue-de-la-libert---et-Antoine.jpg















Dimanche 30 septembre

Brunch « jazzy » avec mes collocs dans « Greenwich Village » (à prononcer « Grouinéytch Village ») dans un resto sympa où un groupe de papys nous joue quelques standards de jazz. Bon avec le bruit et la vitesse à laquelle parlent mes colloc et leurs amis, je capte pas grand-chose à la conversation mais c’est pas grave. Au moins, je comprends ce que je dis !


Brunch-Jazz.jpg










Bon, je sais, j'ai pas changé de tee shirt depuis la veille. 
Normal, j'ai pas dormi! Un peu quand même !


Jazzmen.jpg













Après-midi ballade avec la visite de Madison Square Park, de Union Square Park où se trouvait anciennement la « Factory » de Andy Wharol (aujourd’hui honteusement transformée en librairie, cf. sur le sujet très bientôt), du Flatiron Building (flat iron = fer à repasser en référence à sa forme si particulière) et passage obligé devant le Madison Square Garden (on dit MSG ici), salle mythique de concerts et de sports (dont les Knicks en basket bien entendu et hommage obligé à notre ami John « Sciabb » Starks, au fait « starks » se traduit par « austère » en français…). La salle n’est d’ailleurs plus située sur Madison Avenue (rue de mon boulot) comme c’était le cas à l’origine, mais le nom mythique du MSG est resté.



 

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : AmericAntoine Way Of Life
Recommander
Lundi 1 octobre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Pourquoi Big Apple ?

 

Avant de croquer la «Grosse Pomme » à pleines dents, j’ai essayé de retrouver l’origine de l’expression « Big Apple » qui qualifie si bien New York. Voici les différentes théories à la mode (et il en existe sûrement d’autres) cherchant à expliquer d’où pourrait provenir cette fameuse « Big Apple ». Malheureusement aucune n’a été considérée comme officielle ! A vous de choisir celle que vous préférez !

 

1e théorie : la théorie du cheval

"C'est apparemment John J. Fitzgerald, chroniqueur des courses de chevaux au Morning Telegraph, dans les années 20, qui lança le terme de 'Big Apple'. En reportage à la Nouvelle Orléans, il entendit des valets d'écurie noirs-américains appeler les champs de course de New York, « The Big Apple ». Le terme lui plut et il donna comme titre à sa chronique « Around the Big Apple' ».  The Big Apple » servit par la suite à décrire tout ce qui touchait aux courses à New York. Une autre théorie avance que « Big Apple » viendrait du fait qu’on attribuait des pommes comme prix aux vainqueurs desdites courses.

 

 

2e théorie : la théorie du club de jazz

Quand un musicien a le trac avant une représentation, on dit en anglais que sa pomme d'Adam grossit à l'en étouffer. New-York étant rapidement devenu l'un des hauts lieux du jazz, les musiciens l'ont désigné "The Big Apple", par référence à l'émotion provoquée à l'idée de jouer dans un endroit si prestigieux. En français, on pourrait traduire ce surnom par "le grand trac".

Dans les années 30, de nombreux musiciens de jazz commencèrent à utiliser le terme de « Big Apple » pour désigner n'importe quelle grande ville surtout du nord des Etats-Unis, puis pour désigner New York, et plus particulièrement Harlem, comme la capitale mondiale du jazz.
Par extension, 'The Big Apple' devint synonyme de New York et le terme de 'Fun City', la ville où l'on s'amuse bien qui était très utilisé dans les années 60 disparut au profit de 'The Big Apple'.

 

Une autre théorie relate le fait que les jazzmen des années 1920 et 1930 avaient l’habitude de dire : « il y a beaucoup de pommes à saisir sur l’arbre du succès, mais si tu choisis New York, tu auras vraiment saisi la Grosse Pomme. (There are many apples on the success tree, but when you pick New York City, you pick the Big Apple).

 

Enfin, une autre théorie “jazzy” explique qu’il existait à Harlem un club de Jazz appelé « The Big Apple » (situé au 135 st. and Adam Clayton Powell à Harlem et aujourd’hui transformé en pharmacie (papa, ça te dit pas de la reprendre ?) ou en fast food selon les sources. Par extension, tous les clubs de jazz de la ville et finalement la ville elle-même auraient été appelés Big Apple.

 

3e théorie : la théorie des maisons closes

Toutefois, la véritable explication est antérieure à cela. Après la révolution française, des aristocrates ont émigré aux Etats-Unis pour échapper à la guillotine et à la Terreur. En 1803, Mlle Evelyne Claudine de Saint-Évremond se réfugie à New-York. Cultivée, belle, élégante et raffinée, elle ne tarde pas à charmer la haute société new-yorkaise, et l'année suivante elle doit épouser l'un des plus fortunés d'entre eux, John Hamilton, qui cependant annule le mariage à la dernière minute. Elle ouvre dans la foulée un "salon" au 142 Bond Street, un des quartiers les plus luxueux, qui accueille des européennes cultivées et l'élite masculine de la ville. Ce n'est pas un "bordel" insalubre comme il en existait à New-York : les jeunes gens sont attirés par les qualités intellectuelles des demoiselles d'Evelyne et les fastueuses réceptions qui y sont données, ainsi que par la discrétion de celles-ci. Les employées d'Evelyne en profitent bien entendu pour essayer de se marier à l'un de leurs clients. Les new-yorkais étaient amusés par l'origine biblique du nom d'Evelyne, qu'ils appelaient Eve. Elle avait également surnommé ses filles : "mes pommes irrésistibles" par référence à la pomme d'Eve. Les jeunes hommes de bonnes familles ont rapidement pris l'habitude, pour désigner leur visite chez Eve, d'utiliser ce terme : "aller goûter les pommes d'Eve". En 1870, L'Annuaire des Gentlemen de New-York (Gentleman's Directory of New York City) utilise ce terme pour parler des maisons closes en toute discrétion. Il y note : "de par leur fraîcheur, leur douceur, leur beauté et leur fermeté au toucher, les pommes de New-York sont supérieures à toutes celles du Nouveau Monde, et même de l'Ancien". New-York est alors désigné par tout ce qui a trait aux pommes : le Pommier, la Vraie Pomme, etc. C'est l'endroit des Etats-Unis où l'on compte la plus grande densité de maisons closes. En 1892, le candidat William Bryan dénonce dans sa campagne la corruption et la débauche qui sévissent à New-York en ces termes : "New-York est la plus folle des pommes pourries sur l'arbre du fédéralisme décadent". Les électeurs ont très bien compris le double sens de sa phrase. C’est ainsi que le surnom Big Apple de New York aurait pour origine une Française, et que la France est décidément toujours considérée en Amérique comme un exemple de mauvaise vie. La connotation sexuelle du mot « pomme » était bien connue à New York à la fin du 19e siècle. Pour désigner New York, on parlait de Apple tree (pommier) ou de Real apple (vraie pomme), sans doute parce que New York était la ville des Etats-Unis qui pouvait se targuer d’avoir le plus grand nombre de maisons de joie.

 

4e théorie : la théorie des financiers au chômage

Une autre rumeur relate que durant la « Grande Dépression » (crise économique mondiale suivant le jeudi noir de 1929), beaucoup de financiers au chômage seraient revenus de leur banlieue en costume/cravate pour vendre des pommes à New York afin de continuer à gagner leur vie. Une autre rumeur assez proche raconte que, pendant la Dépression, des pommes étaient distribuées aux pauvres. A titre personnel, je pense que cette théorie est peu fondée même si elle est très séduisante !

 

Quand les publicitaires s’y mettent…

C'est au début du XXème siècle, alors que tout le monde appelait New-York "The Apple" ou "The Big Apple", bien que l'esprit "festif" ne soit plus d'actualité et se soit déplacé au Sud Ouest des Etats-Unis, que des conseiller en communication commencent à avoir l'idée d'exploiter ce surnom largement répandu, mais plus adapté et aux origines sulfureuses (cf théorie des maisons closes). Ils vont utiliser les slogans "an apple a day keeps the doctor away" (une pomme par jour et le docteur restera à distance) et "as american as apple pie" (être aussi américain que la tarte aux pommes) pour modifier tant l'image de la pomme que celle de New-York. 

 

 

Pour conclure, on peut dire qu’il existe sûrement bien d’autres théories toutes plus farfelues les unes que les autres sur les origines de « Big Appl ». Ne gardons en mémoires que les plus populaires et les plus plausibles.

 

Et comme dit un certain Jacquot ! Mangez des pommes !

 

 

Sources Internet

Site de l'Ambassade des Etats-Unis à Paris

The Society for New York City History
www.frequenceprotestante.com

www.ny.com/histfacts/apple.html

www.salwen.com/apple.html

www.barrypopik.com/index.php/new_york_city/archive/2004/07/

 

A suivre…les autres surnoms de New York…(en cours d’écriture)

  bigappleclubbg.jpg
Photo du club de Jazz “The Big Apple” à Harlem (aujourd’hui disparu)

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : Musique
Recommander
Mercredi 26 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Amoureux du vocabulaire anglais, voici un petit quizz sur quelques mots assez drôles ou surprenants à traduire.

Vous pouvez répondre aux énigmes dans les commentaires ! Good luck !


1) Ce rouge-gorge est un fidèle ami de la chauve-souris ! Assayez de traduire "rouge-gorge" en anglaisgrâce au contexte !

2 ) Ce rustre à un moteur sacrément puissant pour naviguer dans la toile. Assayez de traduire "rustre" grâce au contexte !

3) Cette chanteuse pour ados est sacrément piquante, heureusement qu'on peut s'en protéger grâce à l'ex chérie du tennisman rasé de prêt ! Trouver la chanteuse et l'ex du tennisman, dont les noms en anglais appartiennent au monde des combats médiévaux...

4) Ces deux homonymes anglais auraient pu donner naissance à un titre de film d'Almodovar : Talon-Anguille !

5) Spéciale Basketteurs : Si vous voulez chasser le frelon, le grizzli, le taureau, le cerf ou le loup des bois, faites le cavalier en chaussant vos éperons pour faire avancer votre cheval plus vite ou si vous êtes du genre anti-conformiste, mieux vaut vous munir d’une fusée à pistons ou d’un avion supersonique pour les rattraper. Mais faites vites, car dès le soleil couché et la chaleur partie, les animaux se cachent car les magiciens apparaissent. Trouvez dans ce texte 14 équipes faisant partie de la NBA.

6) Aller une petite dernière pour vous mettre encore plus dans le flou : ce groupe de musique est inclus dans la question !

A vos réponses !




Par Black Sabbath 43 - Publié dans : Do you speak Angliche ?
Recommander
Lundi 24 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Vu que je suis un peu "lazy" (faignant), je vais laisser le soin à mon cher Laurent Jourdan, collègue de travail au CIC New York, de vous présenter les 5 boroughs de New York sur son blog particulièrement réussi et drôle !

Merci Lolo !

http://www.laurent-jourdan.com/BLOG/index.php?2006/10/28/5-presentation-des-5-boroughs-de-new-york-city

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : New York en chiffres
Recommander
Lundi 24 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Lundi 17 septembre

Métro, boulot,…téléphérique !

Et oui, baptème de téléphérique (ils appellent ça le « tram » ici, nous ont dirait plus des « œufs ») pour me rendre dans ma résidence à Roosevelt Island. ce moyen de transport atypique (et peu être unique à New York) permet de survoler l’East River pour passer de Manhattan à Roosevelt Island en longeant le Queensborough Bridge. La traversée ne dure que quelques minutes, juste le temps qu’il faut pour mitrailler avec son appareil photo. Au loin, on aperçoit même le Chrysler Building dont le toit illumine le ciel new-yorkais.




Queenborough-Bridge-depuis-le-tram-.jpg

Queensborough bridge depuis le tram



Mardi 18 septembre

Subway, Workday, TV.

 

Mercredi 19 septembre

Métro, boulot, resto.

Bernoit, un pote qui bosse dans une boîte de fabrication de matériaux écolos nous convie à un resto à Brooklyn avec le concept « Green Drink ». Le concept est simple : les gens dégustent des boissons et autres nourritures d’Amérique du Sud toutes fabriquées de manière écolos. Chaque personne travaillant dans le milieu de l’écologie doit porter un carton avec son nom et celui de sa société et doit rentrer en contact avec d’autres personnes pour se constituer un réseau professionnel pour écolos. Bon, nous on a bien mangé et bien bu mais on était pas trop là pour faire des rencontres professionnelles avec nos costards cravates de requins de la finance…Mais bon on est quand même restés écolos, on a bien jeté nos verres à la poubelles avant de partir !

 

  Green-Drink----Brooklyn.jpg

 

Jeudi 20 septembre

Rebelote pour une nouvelle soirée sur la 5th avenue au 230. Au 20e étage de l’immeuble, un bar immense sur les toits de New York avec vue plein cadre sur l’Empire State Building et le Chrysler Building. On en prend plein la vue. Un fireworks (feu d’artifice) est même lancé à droite du Chrysler. Bon, encore un lieu overcrowded donc on reste pas trop longtemps et on va se faire un resto italien avec les VIE. Au menu, penne à la sauce vodka. Yummy (miam !). 

VIP-on-the-Roof.jpg

Walid-et-ses-droles-de-dames.jpg


Bar-du-rooftop.jpg

ESB-et-Chrylser-depuis-le-rooftop.jpg

Ensuite, direction un bar à concerts nommé le « fat black pussycat » (traduction multiple et colorée…). On y rencontre encore et toujours des VIE de la société générale mais bon ils sont bien cools (on dit « laid back » ici) donc ça va. On ne s’aventure pas dans la salle de concert du sous sol ou un mec hurle du Mickael Jackson dans son micro avec la chanson : Beat it ! (qui signifie « Casse-toi » en français). Sitôt dit sitôt fait, on se casse.

En sortant du bar, je tombe à la renverse et je n’en crois pas mes yeux. Et oui, juste en face du Pussycat Bar, incroyable mais vrai : le « Blue Note ». Aucun VIE ne comprend pourquoi je dégaine à la seconde mon super appareil photo made in BNP Team (merci les BPSS friends pour ce cadeau génial !). Mais, bon en tout cas, mon père, gros fan de jazz, comprendra. Et oui, je suis en face du « Blue Note », salle de jazz mythique de New York malgré sa création assez récente l’année de ma naissance en 1981. Je prends donc quelques photos de la devanture et repère les lieux pour la future venue de mes parents à New York.

  
Blue-Note-copie-1.JPG

 

 

Vendredi 21 septembre

TGIF !

Bon au CIC, le « friday wear » c’est costard sans cravate. Jeans même pas autorisé. Je suis dégoûté car les VIE de la SG peuvent venir en jeans…

 

Samedi 22 septembre

Tous les samedis matin, marché local sur mon île ! Super, on trouve enfin des fruits et légumes pas chers et sans OGM (enfin pas sûr ça !).

Après-midi volley-ball avec Emilie, une copine en VIE à la SG et pleins d’amérloques et de chinois. En fait, je suis inscrit dans un forum « Volley » qui organise toutes les semaines des matchs et c’est pas trop cher. L’ambiance est « friendly » (un peu trop cool même !) sur notre terrain et très pro sur le 2e terrain car les mecs qui jouent sont vraiment doués (smash et contre à chaque point). Très bon démarrage pour se remettre en douceur au sport !

Le soir, soirée bibines avec mon colloc qui m’emmène dans un bar à bières situé en dessous de Time Square et des magasins Macy’s appelé « STOUT » qui propose des bières du monde entier. La catégorie « France » est particulièrement décevant car elle ne propose qu’une seule bière : « la kro ». KroKrorico ! Je choisis donc les couleurs locales made in USA avec la Brooklyn Beer. Pas mal du tout.

Après deux, trois pints (attention, les pintes aux USA sont de 0,473166L et de  0,5682454 L en Angleterre donc quand vous avez bu 5 pints à New York, n’oubliez pas d’en prendre une 6e pour rattraper le retard par rapport à Londres !calculs excel disponibles sur demande !). Donc bref, après deux ou trois pints, les autres Frenchies nous rejoignent. Direction un autre bar, le « Stitch » (stitch = point de côté / to be in stitches = être plié en deux, être mort de rire). Gros choix de cocktails et foule compacte ! Fin de soirée à des heures très raisonnable vers 1 heure du mat car tout le monde est naze.

VIE-team-in-Stitch-Bar.jpg


 

Dimanche 23 septembre

Bonne grasse mat’ pour se remettre de la semaine.

Footing autour de mon île sous une grosse canicule. La pointe nord de l'île est magnifique avec son « lighthouse » (phare), ses pécheurs, et sa vue sur le Queens. Je découvre de nombreux espaces verts ou les familles viennent pique niquer et les teenagers (les ados) jouer au football américain.

 



Phare-de-Roosevelt.jpg


Ensuite, petite bronzette au bord de l’Hudson River avec un pote et une copines en VIE à la Société Générale. Un objet insolite se trouve sur les berges : un appartement aménagé dans une bouteille de vin géante. Malheureusement, il ne semble pas en vente car il s’agit sûrement d’un prototype…

55st-west---appart-bouteille.jpg

Ensuite, direction Ground Zero puis North Cove pour aller déguster une frozen Margarita avant la fin du week end.

Frozen-Margarita----North-Cove.jpg

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : AmericAntoine Way Of Life
Recommander
Mardi 18 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Jeudi 13 septembre

Métro, boulot, pas dodo.

Soirée dans un pub lounge de Midtown à deux pas de mon boulot. Conso chères car bar situé dans le quartier des affaires. Du coup, on décide de bouger un peu pour aller…en boîte au Pink Elephant. Grosse sélection à l’entrée donc pas possible pour nous car on est pas sur la liste des VIP (Very Intolerant People). Du coup on se rabat sur un bar « roots » pour terminer la soirée.

 

Vendredi 14 septembre

TGIF (Thanks God It’s Friday) comme on dit ici. Et oui le week en approche et le travail n’est pas encore au rendez-vous.

Soirée entre français expatriés organisée par un site Internet sur les français à New York. Quand on arrive dans le bar, on trouve plein de trentenaires et quadragénaires franchoillards qui mettent pas une ambiance exceptionnelle. Clou du spectacle, une nana déjantée vient nous accoster pour nous raconter sa vie. Après une heure de conversations surréalistes, je décide d’abandonner les VIE pour aller me coucher afin de récupérer un peu.

 

Samedi 15 septembre

Aujourd’hui, déménagement dans mon nouvel appart. Deux allers retours pour tout emmener. Galère, galère.

Bon ça y est je suis installé dans mon nouveau quartier général. Je passe le début de soirée avec Chris, mon nouveau colloc (sa copine vient de partir en vacances en Espagne).

Je découvre à la télé les joies de « l’ultime combat », sorte de baston de rue dans une enceinte grillagée. Pour les fans de la soirée Friends, vous reconnaitrez ici le fameux sport ultra violant que pratiquait Pit, un des petits copains de Monica ! Du très haut niveau de … débilité et de violence. Le vainqueur du soir, un franaçais dénommé « Chic Conko. Cocorico !

Ensuite, départ pour « Ze Soirée » ! Une « roof top party » dans l’Upper West Side chez un pote en VIE à la Société Générale. Le concept est simple. Chaque apporte ses Budweiser et tout le monde se retrouve sur le toit de l’immeuble pour faire la teuf. On doit être environ 80 personne à tester la solidité du toit ! Un moment assez mémorable qui va quand même durer jusqu’à 4h30 du mat. Pas mal d’étranger donc super pour se faire plein de connaissance en provenance d’Espagne, de Corée et des States bien entendu. Le retour à « Home sweet home » est assez épique…car dans le métro, il faut slalomer entre les américaines qui dégobillent leur vodka-cranberry (beurk !)et les rats des villes qui pullulent carrément sur les quais (et non sur les rails comme à Paris).

The-roof-is-on-fire.JPG

VIE-sur-le-toit-de-New-York.JPG

Benoit-et-Daniel-on-fire.JPG

Froggies-sur-le-roof-top----75th-street-west.JPG


                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

Dimanche 16 septembre

Petite grasse mat’ et direction un bar de Greenwich Village pour assister à la démonstration de rugby de l’équipe de France devant des namibiens peu performants. Et oui, trop cool. Même ici on peut suivre la coupe du monde ! Match très spectaculaire mais faudra sûrement en montrer un peu plus pour pouvoir espérer battre les grosses cylindrées du rugby. Bar très calme et match peu enthousiasmant pour les américains venus siroter leur « Bud » dans leur bar de quartier. La prochaine fois, on essayera donc de trouver un pub ayant une ambiance plus chaude, un pub irlandais devant sans aucun doute faire l’affaire pour le France/Irlande.

Suite au match, petite ballade avec les VIE dans Greenwich Village, quartier particulièrement sympathique et animé avec plein de restos sympas et de petits magasins de fringue et de vinyls de rock et de jazz.

Cerise sur le gâteau, nous décidons de tester le fameux « Cheese Cake » made in USA dont affectionne tant notre cher Gabriel (collègue de la BNP). Pas mal mais faudra en tester d’autre pour trouver le meilleur.

DVD avec mon colloc Chris pour clôturer la soirée.


Allez-les-bleus---Rugby-in-NYC.JPG
Par Black Sabbath 43 - Publié dans : AmericAntoine Way Of Life
Recommander
Jeudi 13 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Salut tout le monde,

 

Ici ManhaToine, le blog de Tony Cella à Manhattan en « live » depuis New York City !

 

Merci à tous pour vos messages de sympathie et vos demandes de news depuis mon départ. Ça fait supe plaisir !

 

Voici mon carnet de bord depuis mon arrivée sur Big Apple. J’espère que ça vous pourra vous donner un aperçu de ce que je vis à New York et que ça vous donnera bien entendu envie de venir me voir ! Car cette ville est vraiment passionnante, vivante et pas oppressante du tout.

 

Bonne lecture.

 

Jeudi 6 septembre 2007

6h00 : Réveil brutal à Beauzac dans ma Haute-Loire profonde.

7h00 : départ pour l’aéroport Lyon-St Exupéry avec papa et maman CELLE.

9h00 : arrivée à l’aéroport

10h00 : les adieux : snif !

11h30 : décollage pour Paris avec 45 minutes de retard

12h30 : atterrissage à Roissy

13h00 : course de malade pour rejoindre l’avion en partance pour New York

13h30 : décollage pour New York. A bord, un écran perso avec plein de jeux, de vidéos et de zique, des boissons à volonté et de sympas polonais avec qui j’ai discuté pendant pas mal de temps. Repas pas mal du tout.

21h00 heure française/ 3:00pm heure de New York : atterrissage à l’aéroport de JFK à New York (Brooklyn). Vue exceptionnelle de Manhattan au loin juste avant l’atterrissage. 
On appelle ça un COAST TO COAST sur les playgroud New Yorkais (et Beauzacois) !

4:30pm : sortie de l’aéroport après une assez longue attente à la douane. Premiers dollars en poche (appelés « Bucks » ici, un peu comme les « Quids » à Londres pour les Pounds)

Yellow cab (Taxi Jaune) pour rejoindre Manhattan. Chauffeur marocain parlant français et tout excité mais bien marrant.

5:15pm : approche de Manhattan incroyable. On en prend plein la vue. J’ai déjà une impression inexplicable de me sentir bien dans cette ville inconnue.

5:30 pm : ça y est. On est en plein dans les bouchons new-yorkais, les coups de klaxon et les queues de poissons entre taxis. Le taxi prend plein de monde en route et tout le monde me fait la conversation en franglais. Une chaleur humaine inconnue à Paris…

Une expression que je vais entendre de nombreuses fois lorsque je dis aux gens que je suis un « New Kid on the block » est la suivante : « Welcome on Board » !

6:00 pm : arrivée à l’hôtel (102street/West End Avenue dans le Upper West Side à l’ouest de Central Park) un peu décrépit où résident plein de jeunes. Des Frenchies m’aident à monter mes valises dans le hall d’entrée.La chambre est un sauna sans air conditionné. Je me contenterai donc du ventilateur en plastique !

8:00 pm : Pas de junk food pour le 1er jour. Donc resto français à coté de l’hotel (tartare de saumon et truite pour le menu – délicieux !). Le serveur est de Montpellier et on sympathise très vite.

11:00 pm : Retour à l’Hotel. Télé et Dodo car la journée fut longue mais mémorable.

  
Resto-fran--ais---Broadway-105th.jpg

Premier resto – Nostalgie…sans Junk Food…Cocorico



Vendredi 07 septembre

Matin : En pleine recherche d’apparts. Galère, galère. C’est là qu’on se rend compte que l’immobilier à Paris, c’est pas cher du tout ! Visite de mon premier appart à Roosevelt Island, petite île très calme entre Manhattan et le Queens (quartier de New York à l’est de Manhattan). Appart charmant, pas loin de mon futur job (job au CIC situé au 520 Madison Avenue en dessous de Central Park à Midtown)  et couple de jeunes ricains très sympas. Bref, le coup de cœur.

Vue-de-Manhattan-depuis-Roosevelt-Island.jpg
Vue de Manhattan depuis Roosevelt Island

 

 

Après Midi : Repérage des lieux à proximité du taf. Midtown est bourré de businessmen cravatés et de grattes ciels (autrefois appelés grattes nuages !) en tous genres. 

Immeuble-du-boulot.jpg     Entr--e-du-boulot.jpg
Immeuble et entrée du boulot

 

MOMA.jpg
Mon taf est juste à coté du Museum Of Modern Art (MOMA). Trop bien ! Mais blindé de monde.


Visite du sud de Central Park : parc d’attraction et bassin d’eau (« The Pond ») assez charmant. On regarde les new yorkers manier la batte avec adresse. Et oui, ici le base-ball est roi et même les nanas y jouent.
 

The-Pond.jpg        Parc-d-attaction---Central-Park.jpg
Sud de Central Park – The Pond et le parc d’attraction

 

 

Visite d’un nouvel appart au sud ouest dans Manhattan. Quartier ultra bruyant… donc demi tour avant la visite !

 Soir : Rien à faire. Tiens on va aller jeter un œil à Ground Zero quelques jours avant les cérémonies de commémoration pour voir ce qui a été reconstruit suite aux attentas de nine eleven….Rien à voir… Un trou béant sans intérêt et protégé par plein de barricades et barrières en tous genres. Et oui, tous les projets de réaménagement ont été contestés et sont donc en stand by sine die.

Groud-zero.jpg
Ground Zero – Zéro pointé pour la reconstruction !

Bon, on va donc continuer de se balader dans le financial district, temple de la finance. Bon, TGIF (Thanks God It’s Friday qu’on pourrait traduire par « enfin le week end qui approche »). Donc tous les traders de Wall Street (qui a l’origine était un mur construit par les collons hollandais au XVIIe siècle pour empêcher les anglais, fraîchement débarqués, de remonter trop haut dans Manhattan) ont depuis longtemps bu leur dernier coke et sniffé leur dernière coke. Le World Financial Center est donc désert et je décide d’annuler mon approche vers le NYSE (New York Stock Exchange, la Bourse de New York) pour me rabattre vers North Cove, port de plaisance pour yacht de milliardaires dans Mannhattan au sud ouest. Plein de restos charmants. Vue splendide sur Jersey City (dans le New Jersey bien entendu). Je remonte la cote sud ouest pour remonter vers Rockefeller Park. Resto chinois sympa pour finir la soirée.

Jersey-City-depuis-North-Cove.jpg





















Jersey City depuis North Cove

 

Samedi 8 septembre

Matin : Visite d’un appart à proximité du nord ouest de Central Park. Super bien situé mais un potentiel colloc pas très excitant et un appart un peu sombre et vieillot. On oublie.

Visite du nord de Central Park, traversée de la fameuse 110st Street (à écouter impérativement : la chanson « a 110th street » de Bobby Womack, un chef d’œuvre de la soul musique). Cette rue est celle qui borde Central Park au Nord et qui sert également de frontière fictive entre les quartiers assez sympa du upper east et west side et le quartier anciennement assez chaud de Harlem. Anciennement, car apparemment plus aucun risque dans Harlem. Le gospel de Sister Act et les Harlem Globe Trotters, j’irai dès que j’en aurai l’occas.

Bon pas le temps de tout faire, donc je choisis de partir à l’ouest visiter l’université de Columbia en pleine effervescence ce jour là (mariages, fêtes…). Architecture des bâtiments très jolie. C’est tout de même un peu plus joli que l’IUT de Saint-Etienne ou l’ESA à Grenoble !

 
Columbia-University-copie-1.jpg














Columbia University – Un paradis pour étudiants

 

Un peu plus loin vers le nord, on aperçoit deux superbes tours d’églises. On y va donc. Zut, se sont des espèces de sectes euh pardon d’Eglises donc on peut pas visiter sauf si on adhère. J’adhère pas. Snif pour la visite.

Inner-et-Riverside-Churches-copie-1.jpg



















Au premier plan, Inner Church, en arrière plan, Riverside Church.

 

Demi tour pour aller visiter l’église ayant soit disant la troisième plus longue nef du monde et la plus grande rosace des USA. Il s’agit de Saint John The Devine Church (Eglise de St Jean l’Evangéliste). Pas terrible cette chapelle surtout qu’elle a brulé en 2001 et que tout est en restauration. A oublier.
St-John-Church.jpg

 






















Par contre le petit parc à coté (nommé Alice au pays des merveilles à ce qui parraît) est charmant avec ses sculptures dignes du Seigneur des Anneaux.

Parc-de-St-John.jpg

 




















Après midi : direction le Meatpacking district pour visiter un appart. Quartier super bruyant donc visite rapide et peu enthousiasmante.

Ensuite, poursuite de la visite de Central Park avec « The Reservoir » (à prononcer avec l’accent français s’il vous plaît), un immense bassin en plein centre du park et qui sert de patinoire en hiver. Vision incroyable de ces eaux entourées d’une forêt d’immeubles. Les New Yorkais courent tous comme des fous autour du bassin avec leur I-Pod blanc ou gris métallisé (pas d’autres couleur, sinon c’est une grosse faute de goût – tant pis, moi ma balise Archos noire, j’en suis très content !).

 
Reservoir.jpg
« The Reservoir » et la Syline en arrière plan

Soir : Rendez-vous dans un bar sympa dans le Lower East Side avec tous les expatriés français inscrits sur le même blog. J’arrive vraiement à la bourre car j’ai oublié de sortir à un arrêt de métro et je me suis retrouvé à Brooklyn !

Rencontre avec les expat, tous super sympa et prêt à faire la teuf. On picole des Vodka Cranberry (grande spécialité du coin) et on bouffe des Slices (parts de pizzas dégueu) de neuf heures du soir jusqu’à….cinq heures du mat. Pas frais le Tony. Première hangover (gueule de bois) New Yorkaise. Encore planté sur le métro avec un pote et on se retrouve coincé pendant une heure sur Roosevelt Island, île où je vais résider très bientôt. J’aurai du regarder Subway avant de venir à New York…

 
Les-Expat.jpg














Les expat, VIE et autres stagiaires français. Les Froggies en force à NY !

 

Dimanche 9 septembre

Réveil en fanfare après trois heures de sommeil car il fait une chaleur à crever tous les jours ici et la chambre d’hôtel est pas climatisée.

J’envoi un mail pour accepter la collocation avec les gens de mon premier appart visité sur Roosevelt Island. C’est cher mais j’ai qu’un mois de préavis. On verra donc au fil du temps si j’ai la motiv pour trouver autre chose de plus abordable.

 

Départ pour Coney Island au sud de Brooklyn pour rejoindre certains expat. Il s’agit d’une plage type Kancoon où les ricains viennent faire bronzer leur graisse et s’empifrer de hot dogs. D’ailleurs chaque année pour Independance Day a lieu ici le concours du plus gros bouffeur de hot dogs des USA. Le dernier vainqueur en date est un ricain qui a avalé 66 hot dogs en 12 minutes. La grande classe ! On pourrait peut être inscrire Sully pour l’année prochaine. Bon la plage est pleine de verre cassé et de fat boys (pas slim !). On se baigne une heure ou deux et puis 
« let’s scoop » (on se tire in French !).
 

Coney-Island---Hot-Dog-Contest.jpg Hot-Dog-Charts.jpg














66 chiens chauds avalés en 12 minutes, ça en fait un toutes les 11 secondes. Wouaf !


Coney-Island---Parc-d-attractions.jpg
Coney Island - Le Cancoon New Yorkais premier prix – We’ll not be back !


Coney-Island---La-plage-.de-verre-pil--.jpg

















Retour sur Manhattan en voiture avec un pote. Vue exceptionnelle de la fameuse skyline (terme utilisé à NY pour désigner la ligne d’horizon, c'est-à-dire, la ligne virtuelle qui sépare le haut des grattes ciels du reste du ciel).

Aller au dodo car demain y’a boulot. 


Skyline-de-New-York.jpg

 


















Quelques immeubles par ci par là…

Skyline2.jpg
















« The Skyline » – La ligne d’horizon entre les buildings et le ciel !

  

Lundi 10 septembre

Matin : Merde, faut se remettre à bosser. On en avait perdu l’habitude (et l’envie !) après cet été ensoleillé et festif. Départ pour le taf avec mon costard tout neuf. Arrivée au building où je vais bosser. Il faut montrer pâte blanche au doorman (portier) pour pouvoir pénétrer dans l’immeuble. Découverte des locaux, discussion avec les Ressources Humaine et présentation de mon service et des gens de la boîte (une centaine de personnes au CIC New York). Ambiance très sympa surtout qu’il y a plein de VIE et de français ici. Tous parlent d’ailleurs assez mal anglais surtout l’accent, pas meilleur que le mien. C’est rassurant.

Dans mon service, ça rigole pas car les ricaines sont concentrées à fond sur leur boulot. Heureusement qu’il y a une stagiaire française pour discuter un peu. (Commencez pas les questions, elle a un mec….).

On me file un pavé de finance à lire et 300 pages de procédures comptables. La lecture soporifique des 20 premières m’a incité à ne pas lire la suite.

Je  vais donc faire de la titrisation pour ceux que ça intéresse.

Midi : repas avec les VIE et stagiaires français. Tous très sympas mais partant en fin d’année.

Après-midi : finance, finance, finance….

Soir : Resto français à côté de mon hôtel. Toujours avec le serveur de Montpellier qui vit aux USA depuis 13 ans mais qui a encore l’accent français du sud quand il parle en anglais (pourrais-je faire mieux que lui ? pas sûr peuchère!).

 

Mardi 11 septembre

Journée de commémoration des attentats de 2001. Pas l’occasion d’y assister car le travail m’attend. Pour les new yorkais, pas de changement visible dans leur comportement en ce jour particulier….. on essaie d’oublier…

Fait marquant (pour les fans de basket) : Isiah Thomas, coach des Knicks et ancien joueur de Detroit, est accusé de harcèlement sexuel et de licenciement abusif concernant une ancienne avocate des Knicks…Et Stephan Marbury est aussi invité à comparaître… Affaire à suivre.

Soir : retour à mon premier appart visité pour signer le contrat de location et visiter l’immeuble et le quartier. Repas avec mes futurs collocs. Super ambiance amicale. Je mets donc tous mes espoirs en eux pour me faire prendre l’accent américain mais c’est pas gagné. Je me rends compte que mon anglais est pas si top que ça pour parler. Va falloir travailler ça. En tous cas je comprends tout ce qu’on me dit donc c’est déjà un bon point. Par contre, quand mes collocs parlent entre eux, je pane pas grand chose…Way too fast buddies ! (ça va trop vite les gars !). Mes futurs collocs ont vraiement envie de me connaître et de faire des sorties avec moi. Donc, super plan pour connaître des ricains et mieux connaître la ville et ses habitudes.

 

Mercredi 12 septembre

Métro, boulot, pas dodo !

Soirée au resto français où je suis maintenant considéré comme un habitué. Petit concert de jazz manouche sympa dans le resto. Ensuite je suis invité par le serveur français à aller au bar. Je picole du beaujolais (pas nouveau mais pas terrible quand même) avec deux américains bien sympa et le serveur finit par sortir la bouteille de Ricard pour faire goûter notre boisson nationale aux new yorkais. L’un d’eux adore, l’autre déteste. On me sort même le sirop de grenadine pour faire une « tomate ».  Que du bonheur ! Je trinque modérément et rentre tranquillement faire dodo vers minuit. Très bonne soirée donc ! 

Resto-Fran--ais.jpg

 

Résumé de la 1e semaine.

Le stress d’avant départ est totalement oublié depuis mon arrivé à New York. Je croque la Big Apple à pleines dents et je commence à connaître du monde. Les galères du début semblent dernière moi (appart trouvé, pas mal de connaissances, boulot sympa). Je suis enthousiaste sur tout ce que je vois et apprend. Le seul point moyen, ce sont les français qui sont vraiment partout (chauffeurs de taxi, serveurs, collègues de travail, touristes dans les rues, restos et magasins) etil est difficile de les éviter. Mais bon ça fait quand même du bien de parler français de temps en temps. J’ai commencé à pas mal sillonner la ville mais il reste énormément à croquer dans la Big Apple. Patience donc.

 


J’espère que cette lecture vous à plu. Les rapports journaliers seront désormais beaucoup plus succincts hormis peut être ceux des week end.

 

See You.

 

Antoine

(Tony Cella)

Par Black Sabbath 43 - Publié dans : AmericAntoine Way Of Life
Recommander
Lundi 3 septembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
EXPLICATION DE TEXTE CONCERNANT LES BUILDINGS DE NEW YORK

Empire State Building : Le plus haut skyscrapper de New York (Oh, c'est haut !!!).
Rockefeller Center : Ensemble de dix-neuf building  construit par la famille Rockefeller
International Building : Appartient au Rockefeller Center
Waldorf Astoria : un des hotels les plus luxueux de New York. Anciennement situé en lieu et place de l'Empire State Building.
Panamerican Building : Aujoud'hui Met Life Building. La Pan American World Airways était une compagnie aérienne qui a fait faillite en 1991. Le building a été racheté par la Metropolitan Life Insurance Company dont le slogan est : Have you "MET LIFE" today ? et dont la mascotte n'est autre que Snoopy le célèbre chien des Peanuts de Charles M. Schulz.
Bank of Manhattan : aujourd'hui intégrée au groupe bancaire JP Morgan Chase & Co.
Time and life building : Appartient au Rockefeller Center
American hotel : Un des plus vieux hotels de New York
CBS Building : C'est comme le port-salut.
RCA Building : Idem
First National City Bank : Aujourd'hui Citigroup, première banque du monde (FYI : 330 000 salariés!).


J'ai vu New York
New York USA
J'ai vu New York
New York USA
Je n'avais rien vu d'au
Je n'avais rien vu d'aussi haut
Oh ! C'est haut, c'est haut New York
New York USA

J'ai vu New York
New York USA
J'ai vu New York
New York USA
Je n'avais rien vu d'au
Je n'avais rien vu d'aussi haut
Oh ! C'est haut, c'est haut New York
New York USA
Empire State Building oh ! c'est haut
Rockfeller Center oh ! c'est haut
Internationnal Building oh ! c'est haut
Waldorf Astoria oh ! c'est haut
Panamerican Building oh ! c'est haut
Bank of Manhattan oh ! c'est haut

J'ai vu New York
New York USA
J'ai vu New York
New York USA
Je n'avais rien vu d'au
Je n'avais rien vu d'aussi haut
Oh ! C'est haut, c'est haut New York
New York USA
Time and life building oh ! c'est haut
American hotel oh ! c'est haut
CBS Building oh ! c'est haut
RCA Building oh ! c'est haut
First National City Bank oh ! c'est haut


http://www.radioblogclub.com/open/129727/gainsbourg/Gainsbourg%20-%20New%20York%20USA
Par Black Sabbath 43 - Publié dans : Musique
Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus